Présente dans les Vosges depuis le 16ème siècle, l'industrie textile s'est développée surtout au 19ème siècle, pour atteindre son apogée juste avant le premier conflit mondial. Forte de plus de 200 usines assurant plus de 50% de la production cotonnière de France et plus de 50.000 métiers à tisser, les Vosges furent le premier département français producteur de textile.

Pillées après la 1ère guerre mondiale, les usines se reconstruisent, se modernisent et de véritables empires se créent comme celui de Marcel  Boussac, prince du tissu, devenu le propriétaire quasiment exclusif de la vallée du Rabodeau, il découvrit, embaucha et lança la carrière de Christian DIOR en 1945, puis celle de Yves Saint-Laurent en 1957.

La mondialisation et son lot de délocalisations ont fait exploser tout ce tissu industriel cher à bon nombre de vosgiens, DIM et Puma sont partis, l'empire Boussac, Izoard et la Cigogne n'existent plus. Cependant, de grands groupes ont su s'adapter, profitant de notre savoir faire et de notre main d'œuvre qualifiée pour se développer et acquérir une renommée mondiale.

Nous vous proposons ici de découvrir notre patrimoine industriel textile.


La ville ne possède presque plus d’industrie textile, hormis la bonneterie Claude et Duval construite par le Corbusier au lendemain de la 2nde Guerre Mondiale. Toujours en activité, elle ne se visite malheureusement pas.
Points de vente textile :

MASCULIN DIRECT: Vêtements griffés homme, femme et enfants.
Adresse : 4 rue Alphonse Matter


L'activité principale de la vallée du Rabodeau durant les 2 siècles derniers fut l'industrie textile.
Elle a commencé à Senones en 1805 et s'est développée rapidement dans l'ensemble de la vallée, employant des milliers d'ouvriers. Les patrons de l'industrie, et notamment le plus célèbre, Marcel Boussac, restent dans les esprits des habitants.
Développée au cours du 19e  siècle, cette industrie a connu plusieurs périodes d'essor et de récession avant de se terminer définitivement en 1997.
Au début du 19e siècle, les filatures et les tissages se multiplient dans la partie Est du département des Vosges et notamment dans la Vallée du Rabodeau.

1800-1850 : un essor rapide De nombreuses usines sont fondées rapidement dans l’ensemble de la Vallée du Rabodeau.
C’est à Senones qu’apparaît la première filature mécanique de coton des Vosges, créée par John Heywood en 1806 dans les bâtiments agricoles de l’abbaye.
A l’origine, les manufactures étaient consacrées à la filature et au tissage. La diversité des activités vient au fil du temps, telle que la blanchisserie, la retorderie…
La mécanisation des filatures, suivie par celle des tissages, participe au développement du secteur.

1850-1914 : ralentissement puis âge d'or du textile vosgien
La politique de libre échange menée par Napoléon III va ralentir l’essor de cette industrie sous le Second Empire. Mais la conjonction de trois facteurs favorables contribuera au réveil du textile dans les Vosges :
Les Vosges traversent alors une période faste. Le textile vosgien connaîtra son âge d’or de 1890 à 1914.
Cette industrie marque profondément les paysages. Elle nécessite la construction de routes et de voies ferrées pour faciliter le fonctionnement des usines, ainsi que de cités ouvrières, pour loger les nouveaux arrivants.

1914-1950 : 2 conflits en 30 ans
A l’issue de la Première Guerre Mondiale, peu d’usines fonctionnent encore : les machines ont été emportées par les Allemands, de nombreuses usines de la vallée sont détruites, de nombreux habitants sont partis. Une période de reconstruction est nécessaire. Nombreuses sont les usines qui ne sont pas remises en état.
L’activité reprend grâce aux indemnités payées par l’Etat, aux dommages de guerre et aux débouchés offerts par les colonies.

Georges René Laederich, grand industriel de la Vallée du Rabodeau, lié d’amitié avec Marcel Boussac, l’entraîne à s’installer dans les Vosges après le premier conflit mondial. Boussac rachète bon nombre d’usines à Moyenmoutier, Senones et La Petite-Raon et fonde, lui aussi, un groupe important.
Ils vont devenir les véritables « seigneurs » de la Vallée. Tout leur appartient. Leur paternalisme évite toute revendication ouvrière. Leur puissance est telle qu’aucune autre industrie ne s’installe : la Vallée du Rabodeau ne vivra que du textile.

1950-1980 : un lent déclin
A partir de 1951, une nouvelle crise touche le textile. Elle s’accentuera vers la fin de la décennie, pour deux raisons essentielles : l'augmentation des importations des produits cotonniers et l'indépendance des colonies.
La situation se dégrade progressivement. Les restructurations et fermetures d’usines sont nombreuses. Les salariés connaissent alors licenciements, mises en préretraite et baisses des effectifs. 2000 emplois sont supprimés dans la vallée du Rabodeau en 20 ans.
De nombreux établissements disparaissent, comme Laederich à Senones en 1964, racheté par SA Colroy (fabrication de bas sans couture, elle-même rachetée par Dim en 1980).
Les usines Boussac sont reprises en 1978 par les Frères Willot qui vendent à leur tour en 1981. Le groupe Boussac est alors géré par un consortium de banques, puis vendu séparément. La dernière usine textile de la Vallée du Rabodeau ferme ses portes en 1997.

Certains patrons ont amorcé leur reconversion à temps. Laederich a transformé ses usines en confection plastique et en atelier d’extrusion* dès les années 50.

1980-2000 : une vallée sinistrée
Les conséquences de la fin du textile sont dramatiques pour la Vallée du Rabodeau : exode des jeunes, une population qui vieillit et le nombre d’habitants qui diminue sans cesse au fil des ans. Ainsi la population de Senones passe de 4719 habitants en 1911 à 2945 aujourd'hui.
Les usines parties, c’est toute la vie des ouvriers qui est bouleversée. Ils se retrouvent non seulement sans emploi, mais également privés de l’ensemble des services sociaux dont ils bénéficiaient depuis des générations.
La Vallée du Rabodeau essaie aujourd’hui de tirer un trait sur le textile, avec difficulté. Les ouvriers attachés à leur métier ont du mal à tourner la page.

Points de vente textile :

ECOTEX: Tissu, linge de maison, ainsi que du prêt à porter.
Adresse : 16 place Dom Calmet


Porteuse d’une très forte industrie textile dès le début du 19ème siècle, elle est en très nette déclin au profit du bois et du papier.
Points de vente textile :

Entreprise ALCEE : Magasin de lingerie fine.
Adresse : rue Côte Cabiche


La société de tissage de Granges sur Vologne, créée en 1856, intervient de façon presque artisanale dans le processus de fabrication, et expose sa production de linge de maison à travers ses deux marques, «des Vosges» et «des Prés Paris».
Points de vente textile :

Le Fil Blanc :
Adresse : 5 rue de Blanchefeigne


Dès le 19e siècle, le lin commence à être travailler sur une plus grande échelle à Gérardmer et ses environs. C'est véritablement en 1833 que Jean-Baptiste Garnier et sa femme Virginie Thiébaut lancent l'industrie textile dans la Vallée des Lacs en utilisant les dernières découvertes et en faisant venir un fil de lin plus solide des Flandres. De nombreux autres tissages voient le jour dans la foulée: François Hans en 1865, Nathan-Lévy devenu le Jacquard Français en 1902.
L’industrie textile a marqué de son empreinte la ville et a su devenir un atout… avec une renommée mondiale du linge de maison estampillé «in Gérardmer». Linvosges y a contribué également à sa manière en se lançant dès 1923 lors de sa création dans la vente directe.

Visites possibles :

Tissages Garnier-Thiébaut

Route de Granges-sur-Vologne
Kichompré
88400 GERARDMER
Tél. 03 29 60 30 59
Courriel : magasin.gerardmer@garnier-thiebaut.fr
Visite uniquement sur rendez-vous (fermé en août)
Visite estivale avec Guide de l’Office de Tourisme




Linvosges
Visite commentée de la zone de stockage et d'expédition des commandes ainsi que de l'atelier de confection Linvosges, projection vidéo.
Les lundis et jeudis de chaque semaine à 10h30 (sauf Jours Fériés). (Durée de la visite : 30 à 45 minutes environ). Rendez-vous devant le magasin de l’usine, au 6 Place des Déportés, sous la tonnelle et sans réservation.
Renseignements complémentaires auprès du magasin Linvosges au 03.29.60.32.36.
Visite gratuite.

Magasins d’usine :

François Hans
103 bd d'Alsace - 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 63 64 37
courriel : contact@francois-hans.fr
Site web : www.blancdesvosges.fr
Autre point de vente également : 36 rue Mitterrand - 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 63 46 14

Garnier Thiébaut
Route de Granges Kichompré - 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 60 30 59
Autre point de vente :  40 rue François Mitterrand - 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 60 00 23
Site web : www.garnier-thiebaut.fr

Le Jacquard Français
45 bd Kelsch - 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 60 95 65
Autre point de vente : 35 rue Charles de Gaulle 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 60 82 50
Courriel : infos@le-jacquard-francais.fr
Site web : www.le-jacquard-francais.fr

Points de vente textile :

Anne de Solène
ZI Le Costet-Beillard 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 63 63 57

Aude de Balmy
3 place de l'Eglise 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 60 07 75

Blanc 88
73 bd de Colmar - 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 63 03 62

Au Bleu des Vosges
312 route d'Epinal - 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 60 49 17
Courriel : aubleu.des.vosges@wanadoo.fr

La Corde à Linge
1A bd Kelsch 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 63 41 41
courriel : CREA-LINGE@wanadoo.fr
Site web : www.la-corde-a-linge.com
Ou
1790 route de Colmar 88400 Xonrupt-Longemer
tél. 03 29 41 24 33

La Ligne Verte

18 rue Mitterrand 88400 Gérardmer
ou
Z.I Le Costet-Beillard 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 60 04 56
Ou
2030 route de Colmar 88400 Xonrupt-Longemer
tél. 03 29 63 07 19

Linvosges
6 place des Déportés 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 60 32 36
Ou
21A bd Garnier 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 63 12 07
Courriel : linvosges@linvosges.com
Site web : www.linvosges.fr

Melsin
37 rue de François Mitterrand 88400 Gérardmer
Tél. 06 75 03 26 45

Tissus Stock
2, route du Grand Clos 88310 Cornimont
Tél. 03 29 24 23 14 - Fax. 03 29 24 23 14
Ouvert toute l'année, sauf dimanche, lundi matin et jours fériés
Vente de tissus d'habillement - Mercerie - Tissus d'ameublement - Rideaux - Voilage - Confection sur mesure et petites retouches - Tissus Patchwork - Linge de lit - Laine - Layette

Tricot-Net
15 rue Palton - D4466 - 88360 Rupt-sur-Moselle
Tél. 03 29 24 34 77
Ouvert toute l'année, le lundi de 14 h à 18 h 30 et du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h 30
Prêt-à-porter féminin/masculin- Spécialiste du pull moyen et haut de gamme.
* Bonneterie

Tricotage des Vosges
4 bd Kelsch 88400 Gérardmer
Tél. 03 29 63 26 23
Site web : www.bleuforet.fr


 Points de vente textile :

TISSUS GISELE : Spécialiste du linge plat et d’ameublement, confection sur mesure toutes dimensions.
Adresse : 48 route de Chajoux.

Magasin Torrent : Spécialisé en linge de maison personnalisé.
Adresse : 2 traverse du Daval


L’industrie textile à Vagney

La présence de l’eau a été déterminante dans notre région pour le développement de l’industrie textile.

A Vagney, c’est Jean Baptiste Flageollet négociant en fromages et maire de la commune, qui fonde en 1830 un tissage doublé d’une filature à l’emplacement d’un ancien moulin, sur la rive gauche de la Moselotte. La plus puissante roue hydraulique de l’arrondissement  (10m de haut, 6 m de large, 250cv, ) y est installée et utilise la force motrice des eaux dérivées de la Moselotte par un canal long de 2 km  ( visible de nos jours depuis la Voie Verte et alimentant la centrale hydroélectrique de Bleu Forêt )

Le 2 novembre 1908, un terrible incendie ravage l’usine et fait 7 victimes : on peut voir au cimetière de Vagney le monument élevé par les Etablissements Flageollet  à leur mémoire.
En 1910, une usine moderne  (toit à sheds ) est construite. Elle sera gérée par les descendants de Jean Baptiste, les familles Zeller, Berry puis Unilor.
En 1967, elle devient propriété de la SA Colroy et se reconvertit en fabrique de bas et collants.

Désormais propriété de la marque Bleu Forêt, l’usine garde de son illustre passé la grande cheminée de briques de 50m de hauteur, hors service depuis longtemps mais élément patrimonial incontournable, au même titre que l’hospice de Zainvillers, son église, construits par la fille de JB Flageollet, la coopérative des ouvriers, (devenue aujourd’hui école de musique), les cités de la plaine de Zainvillers, restaurées pour la plupart, sans oublier le stade Zeller à Pubas. (politique de paternalisme industriel)

A Sapois, le même JB Flageollet construit en 1852, à l’emplacement d’un moulin situé sur la rive droite du Bouchot, un bâtiment à 3 étages à usage de tissage. Un nouveau tissage est construit en 1920, à proximité du Saut du Bouchot.


Points de vente textile :

FEBVAY France, fabrication 100% Française de vêtements pour les métiers de bouche, hôtellerie restauration, santé et administrations.
Adresse : 26 rue Ouffet.


Points de vente textile :

Tricot-Net : Prêt-à-porter homme femme, spécialiste du pull moyen et haut de gamme.
Adresse : 15 rue du Palton


Points de vente textile :

Tissage de la Mouline : linge de maison, tissu à la coupe.
Adresse : En face de la Mairie

Tissage Eugène GEORGES : tissu à la coupe.
Adresse : Rue Jules Ferry


Points de vente textile :
¨ Tissage des Lesses : tissu à la coupe, linge de maison.
Adresse : RN66

 

3 Musées retracent la vie du textile dans le Massif des Vosges


Ce musée créé en 1992 s’est installé dans une ancienne usine de tissage du 19ème siècle à l’architecture typique. Sur 4 niveaux, le Musée du textile des Vosges vous présente ltous les aspects de l’histoire de la fabrication du tissu de 1850 à 1950.
Une salle est dédiée aux forces motrices avec notamment, une fantastique machine à vapeur animée avec sa chaufferie.
Des ateliers avec leurs machines sont reconstitués pour mieux comprendre toutes les étapes de la fabrication du fil et du tissu au 19ème siècle jusqu’à la filature industrielle.
De la fileuse au tisserand, le musée conserve et anime ce patrimoine.
Contact :
8, Vieille route du col d'Oderen
Tél. : 03.29.24.23.06


Le Musée du textile de haute alsace, installé dans un ancien bâtiment d’impression à la planche de 1819, fait revivre les métiers de l’industrie textile par des démonstrations de filage, tissage, impression à la planche et numérique et laisse une place importante aux arts textiles et à la mode.
Contact :
Parc de Wesserling
Tél. : 03.89.38.28.08


C'est l'ancien chef-lieu des mines d'argent, exploitées pendant près de mille ans (9e-19e s.) au prix de 600 km de galeries, actives surtout au 16e s, elle comptait alors 300 petites mines pour lesquelles on avait fait venir des travailleurs de toute l'Europe centrale.
La bourgade est passée au textile au 18e s. en se spécialisant dans les fils teints et les tissus à motifs géométriques.
En 1803, 6 000 ouvriers travaillent pour l'industrie du textile à Sainte-Marie-aux-Mines et dans les vallées environnantes. Entre 1825 et 1833, un commerce fructueux s'établit avec Paris. Sainte-Marie-aux-Mines devient un centre reconnu pour la qualité de ses tissus.
A partir de 1840, le coton ne se vend plus. Il faut innover et le coton est peu à peu remplacé par des mélanges coton, soie, laine et les premiers tissus pure laine et pure soie. Grâce au succès obtenu par ces nouvelles étoffes, la période de 1840 à 1870 est une période d'expansion économique. En 1866, 9 504 personnes sont occupées dans les manufactures et Sainte-Marie-aux-Mines compte 12 352 habitants. Mais la guerre de 1870 et l'annexion de l'Alsace à l'Allemagne sont lourdes de conséquences pour les industriels du textile locaux.
La France constituait jusqu'alors l'essentiel de leurs débouchés. Désormais leurs produits sont frappés de droits de douane et ils ne parviennent plus à concurrencer les tissus analogues fabriqués par les usines du Nord de la France. Dès lors, les industriels se tournent vers le marché allemand qui, lui, demande de la laine. De 1874 à 1886, la reconversion à la laine est totale. La conquête du marché allemand est un succès et la qualité des produits permet très rapidement de reconquérir le marché français. Parallèlement, des progrès en teinturerie, en tissage sont réalisés. Entre 1870 et 1890, la mécanisation se répand dans les grands ateliers.
La Première guerre mondiale entraîne à nouveau l'arrêt du travail. Après la reprise de 1919, le krach de Wall Street en 1929 stoppe une nouvelle fois les affaires, car 25 à 30% des tissus fantaisie sainte-mariens étaient destinés à l'exportation. L'arrivée des Allemands en juin 1940 marque une nouvelle rupture et la fin de " l'article de Sainte-Marie " jusqu'à la Libération. Avec le réapprovisionnement régulier en matière première, une nouvelle période de prospérité s'ouvre en 1946. Sainte-Marie-aux-Mines redevient un grand centre lainier. Les mélanges de coton et de laine aboutissent à la création de la " Lavablaine ".
Cette période euphorique est de courte durée car une nouvelle crise secoue l'industrie textile à partir de 1954. Celle-ci trouve ses origines dans la mévente des tissus écossais, spécialité des tissages locaux, les hausses des matières premières et des salaires, et le vieillissement du matériel et des méthodes de production. Confrontées à de fréquents problèmes de trésorerie, de nombreuses entreprises ne parviennent pas à s'adapter aux nouvelles exigences du marché. La crise se généralise au cours des années 70 et les usines ferment les unes après les autres. Au cours des trois dernières décennies, le Val d'Argent est durement touché : de la centaine d'usines textiles en activité au début du 20e siècle, seule subsiste aujourd'hui la société des Teintureries de l'Est (TDE).
 L’espace musées met en valeur et préserve ce riche patrimoine.

Suivez les étapes de la fabrication du tissu dans un atelier du début du 20ème siècle, en activité. Les doigts agiles du tisserand réalisent des étoffes avec des techniques anciennes. Dévidage du fil pour la teinture, bobinage, ourdissage, ensouplage et rentrage vous mèneront au tissage.
Pour vous, le métier à bras et les machines mécaniques vibreront aux rythmes d'antan.
Contact :
Espace musées en Val d’Argent
Place du Prensureux
Tél. : 03.89.58.56.67
Site web : www.musees-valdargent.fr



PATRIMOINE  INDUSTRIEL

TISSAGE DES AULNES :
C’est à l’initiative heureuse et hardie de Gustave HAUSSMANN qu’est du l’établissement de l’industrie cotonnière des Aulnes.
En 1887, au mois d’avril, il entreprit pour son compte la construction d’un tissage perfectionné qui a créé la fortune de cette section et au mois d’octobre il pouvait livrer les premières pièces tissées par les 502 métiers de la nouvelle usine.
Ce n’était plus l’eau de la Meurthe utilisée comme force motrice, mais celle d’une machine à vapeur d’une force totale de 1700 chevaux.
En 1891, la société Nicolas GELIOT et Fils fit construire sur le terrain voisin une vaste filature.
En 1895, cette société fit l’acquisition du tissage. M. Gustave HAUSMANN resta dans l’affaire comme Directeur Général des tissages NGF.
En août 1927, le tissage des Aulnes comptait 262 ouvriers, le nombre des métiers était de 530.
En 1967, les Ets GELIOT entrent dans le groupe Boussac. En 1970, 140 ouvriers fabriquaient du drap et du jacquard au tissage des Aulnes.
En 1971, fermeture définitive du tissage.